Trafic d’enfants

Souvent sur les sites résistants, au détour d’une conversation, un des participants lâche une phrase condensée du style « encore un de ces illuminatis pédo-satanistes ». Cela semble venu de nulle part et une phrase complotiste, car même entre résistants il y a des sujets loufoques qui font rire la majorité des gens. En loufoque, on parle surtout des OVNIs, de ceux qui pensent que personne n’est jamais allé sur la Lune, etc.

Évidemment, le sujet du trafic d’enfants ne fait rire personne. Mais vu de loin, il parait improbable et « trop gros pour être vrai ».

Pourtant, il est certain que des milliers d’enfants disparaissent chaque année dans le monde de manière étrange. Quand on parle de disparitions, il s’agit d’enfants qui n’ont pas été retrouvés, en retranchant les fugues, les enlèvements pour rançon ou par un des parents, etc.

Il est difficile d’y voir clair car les statistiques mélangent tout cela, ce qui aboutit à des chiffres de disparitions d’enfants complètement exagérés : par exemple, du 50 000 par an en France, c’est à dire 6% des enfants. L’article est d’ailleurs incompréhensible car il dit que seules 900 disparitions sont inquiétantes, les autres étant des fugues ou des enlèvements par des parents. Puis il continue en disant que qu’un tiers des enfants ne sont jamais retrouvés. S’ils ne sont pas retrouvés, comment sait-on que c’est une fugue ?

Bref, on sait depuis les affaires de Marc Dutroux que ces réseaux existent. Évidemment à l’époque il a été présenté comme un solitaire, la piste qu’il soit un fournisseur pour d’autres a été soigneusement refermée malgré les nombreux témoignages. ISGP avait collecté dans les années 2000 un nombre impressionnant d’informations que nous avons archivées (le site a disparu depuis, peut-être à cause de pressions on ne le saura jamais : l’auteur de ISGP a déclaré avoir choisi de lui-même d’arrêter de publier son site, mais en mettant à disposition une archive).

Par quelle affaire commencer pour trouver de la crédibilité aux rumeurs qui mêlent ces réseaux de trafic, à l’élite politique et médiatique ?

L’une d’elles date des année 1980 et concerne les USA. Un dénommé Lawrence E (« Larry ») King, membre éminent du lobby afroaméricain du parti Républicain, est arrêté pour fraude. Au cours de l’enquête, on retrouve des liens avec un réseau de trafic d’enfants.

L’affaire est classée en 1990, non pas sans site mais « à l’envers »: ce sont deux enfants qui ont témoigné, qui sont condamné à des années de prisons pour « parjure » ! Incroyable mais vrai. Visiblement, il ne leur sera jamais pardonné d’avoir mouillé jusqu’au sommet de l’état. En 1989, le Washington Times publie un article indiquant que GW Bush est mêlé à ces affaires ! Il y avait encore à l’époque aux USA de vrais journalistes d’investigations.

Plus que sur le fond de l’histoire, qui nécessiterait des heures de travail (mais les récits des enfants recoupent ceux de centaines d’autres), nous aimerions attirer votre attention sur les grosses ficelles utilisées par les médias mainstream pour discréditer l’accusation.

Le premier moyen est l’issue du procès : les enfants sont accusés de parjures car leurs témoignages se contredisent (entre enfants, voire en eux-mêmes). C’est fou de reprocher à un enfant, devenu à peine majeur, qui a passé des années en tant qu’esclave, d’avoir du mal à se souvenir précisément des choses ! Surtout dans un milieu où on croise beaucoup de monde, on bouge tout le temps, et les protagonistes sont souvent connus uniquement par des pseudonymes.

Toute pression mise sur les victimes est d’autant plus incompréhensible que ces enfants souffrent visiblement de trouble de dissociation de la personnalité. Les plus « complotistes » y verront le résultat du programme MK-Ultra. Les rationalistes y verront une réaction naturelle de la victime pour se protéger des méfaits qu’on l’a obligée à commettre. Dans tous les cas, il faut un enquêteur spécialisé, qui sache « s’adresser » aux différentes personnalités lors de l’enquête.

Les articles Wikipedia sont édifiants à cet égard : ils ne relatent que très superficiellement l’affaire, bien qu’elle ait eu un retentissement national pendant des années. Emballé c’est pesé, les victimes ont « monté un canular » car elles connaissaient bien comment fonctionnait la justice. Tellement spécialistes du canular que celui-ci a été découvert… C’est grotesque.

La version anglaise est la pire (car pour une fois les langues ne disent pas la même chose). La version française est un peu plus complète.

Voyons pêle-mêle les ingrédients qui rendent cette affaire louche :

  • Selon Wikipedia, l’affaire vient des « allégations par la presse ». Comme si c’était la presse qui avait tout inventé, pour nuire à on ne sait qui. La presse, ici comment ailleurs, ne fait que relater des faits (informations d’états, de polices, de tribunaux) ou des dires de personnes privées. Il ne s’agit donc pas « d’allégations de la presse » !
  • Craig J. Spence, qui fait partie des hommes clés de l’affaire, se suicide opportunément la même année. C’est fou comment dans toutes ces affaires, le témoins gênants se suicident (pensez à Epstein en plus récent et dans le même genre d’affaire.. affaire mouillant Trump, Clinton et Bill Gates entre autres, tous vu dans l’avion privé de Epstein dont tout le monde sait à quoi il servait).
  • Le documentaire de Yorkshire Television, tourné en 1993 et qui devait être diffusé sur Discovery Channel, fût comme par hasard déprogrammé
  • Le témoignage de Paul Bonacci fût filmé par un enquêteur privé. Celui-ci mourut d’un crash d’avion en 1990, avec son fils, l’avion explose en plein vol. Quel malheureux hasard

Il faut repenser à la « fabrique de l’information » par les médias. La technique est simple. C’est une pyramide, avec des filtres à chaque niveau. Même si parfois la vérité sort dans un journal local, le niveau national peut filtrer.

C’est ainsi que pour discréditer un enquêteur ou une affaire, les médias mainstream diront toujours « cela n’est paru dans aucun journal sérieux ». Journaux sérieux qui sont dirigés par une poignée de milliardaires… la boucle est bouclée.

Il en va ainsi, pour prendre un exemple récent, de l’information comme quoi plusieurs employés de Disneyland en Floride sont inculpés pour des trafics d’enfants. Le comté de Polk (site du PFla) a mis l’information sur son site. Elle sera peu reprise par les grands médias. On voit bien comment cette « pyramide de l’information » étouffe les nouvelles embarrassantes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.