L’avortement : réflexions

Voici quelques commentaires tirés du forum de Le Point ;

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-09/la-loi-anti-avortement-irlandaise-bientot-illegale/920/0/403063

Ils expriment clairement le point de vue de certains de nos contemporains.

 »
Une loi contre l’avortement est un abus de pouvoir de la religion catholique (en Irlande, comme en Espagne ou en Pologne) sur l’État. Normalement, une femme qui le souhaite doit pouvoir avorter en ne mettant pas sa santé ni sa vie en jeu. Cette interdiction (constitutionnelle) est le résultat de l’influence des religions sur l’État. Que les femmes catholiques n’avortent pas et choisissent de ne pas le faire pour elles, il n’y a rien à  dire là -dessus, c’est leur choix et il doit être respecté. Qu’une femme athée puisse avorter si elle pense que c’est l’unique solution pour elle, elle doit aussi pouvoir le faire. Là -dessus, la France ou l’Allemagne ou d’autres pays encore respectent le droit des femmes à  disposer de leur corps. C’est bien ainsi. Que les médecins n’aient pas le droit de pratiquer l’avortement et que des pressions se fassent à  ce niveau-là , c’est anormal. »

C’est la phase fétiche des avorteurs, le « droit des femmes à disposer de leur corps ».
Cet argument est faux dans le cas où ce n’est pas uniquement leur corps, mais deux corps. (le fait que ce corps soit à l’intérieur d’un autre ne changeant rien). Or il s’agit de deux corps si le fœtus est un être humain. Car on ne peut décemment pas supporter le meurtre d’une autre personne. Donc cet argument de « liberté » est faux si nous pouvons prouver que le début de la vie, l’existence de cet autre corps, commence avant la date de l’avortement. Ici il faut continuer l’argumentation au point B.

Question B


Si nous savons quand commence la vie, nous savons si l’avortement est un meurtre. Plus précisément, la question B est : « si la vie ne commence pas à la naissance, il faut qu’il y ait un évènement déclencheur précis, unique, fiable à détecter et scientifique, pour dater le début d’humanité. Cet évènement existe t-il ? »


A partir du moment où B serait faux, il n’y aurait donc pas de droit à avorter en sécurité, de même qu’il n’y a pas de droit pour un dealer de vendre sa came en sécurité, ou pour un tueur d’égorger sans risque de représailles… Autrement dit, à partir du moment où une chose est moralement mauvaise, elle est interdite partout et en tout temps, dans tout état, et cela sans aucun rapport à une religion.
Dernière précision : les incultes oublient que toutes les religions sont contre l’avortement, et dans l’ensemble du monde, la majorité des gens sont contre.


 »En ce moment, les scientifiques planchent sur l’utérus extérieur pour une conception de la vie totalement hors des corps humains. Une reproduction clonique, en quelque sorte… l’avenir ? Ce qui signifierait en tout cas la libération totale de la femme : plus de grossesse, d’enfantement dans la douleur, bref la femme totalement libre de son corps, autant que l’homme… De quoi renverser la croyance. Mais la vraie question pour les catholiques n’est pas tant l’origine de la vie en soi que l’existence de l’être humain conscient, qu’ils situent dès le début de la conception, alors que les scientifiques la situent beaucoup plus tard (à  la constitution du système nerveux). Les femmes catholiques n’avortent pas puisque pour elles, c’est attenter à la vie humaine. Pour les médecins, cet attentat n’existe pas avant 12 ou 14 semaines. »

– Il y a la deux idées : d’une part le rêve franc-maçon d’externaliser la grossesse, rendant ainsi la femme « libre ».. libre de quoi, on ne sait pas, quelle tristesse de ne plus sentir la vie en soi, de ne plus vivre ces moments intenses et difficiles.. bref… Faire de la femme un homme comme les autres, ce qui n’est rien moins qu’un machisme primaire afin de pouvoir taxer son travail, abuser de son corps, et soustraire son enfant à son affection. Comment en effet aimer quelqu’un qui serait conçu comme un produit, autant qu’un être qui se développe en soi? C’est comme prétendre qu’on peut être soucieux du bonheur des éthiopiens alors qu’on aurait un clochard sur le pas de la porte et qu’on passerait devant tous les jours sans rien faire… pure hypocrisie et mensonge..
– Il y aussi le nœud du problème, la question B. Dire que « les scientifiques » le fixent à 12 ou 14 semaines…c’est terrifiant.. comment peut on passer du statut de chose au status d’humain en une fraction de seconde ? La vie est un continuum… alors la chose qui n’est pas un homme à 12 semaines, pourquoi le serait-elle à 12 semaines et une seconde? et ainsi de seconde en seconde ? Autrement dit, quel serait l’évènement déclencheur de cette mutation ? car « la constitution du système nerveux », c’est vague. C’est aussi un processus continu… donc en admettant que ces « scientifiques » ont raison, comment se fait-il que ce point n’ait pas été plus recherché? Avec les 10aines de millions d’avortements par an dans le monde, on ne peut pas prendre le risque qu’un pourcentage des humains aient déjà  passé cet évènement déclencheur, et soient donc victimes de meurtre, n’est ce pas ?

De façon concise, c’est une question philosophique : on est humain, ou on ne l’est pas. On ne peut pas l’être à un certain pourcentage, la nature humaine a une définition philosophique, qui est satisfaite, ou pas. Dès lors qu’elle est satisfaite, l’avortement est un meurtre !!

A contrario, si cet « évènement déclencheur » n’existe pas, alors l’humain était aussi humain à la seconde n-1.. et ainsi de suite jusqu’à sa naissance.

Voila qui nous donne des pistes pour résoudre la Question B.

Enfin encore une autre objection :
 »Voilà que les catholiques se préoccupent du respect de la vie, ce qui est récent. Car je crois me souvenir qu’ils n’étaient pas si regardants quand il s’agissait de trucider les parpaillots ou de poursuivre l’hérésie sur les bûchers de l’inquisition (qui fut particulièrement tardive en Espagne et au Portugal). Je n’ai pas non plus entendu que le Vatican se soit ému du maintien de la peine de mort dans les pays où fleurit encore le catholicisme. Une hypocrisie de plus ou de moins me direz-vous. Mais je pense qu’il arrivera bien un jour où, même en Irlande, comme en France, fille aînée de l’Église. Tous ces bons prélats seront renvoyés à leur encens, leur vin de messe et leur eau bénite. »

Si on enlève les insultes de ce message, il ne reste que l’affirmation selon laquelle l’église se mêle de choses dont elle ne s’est pas souciée auparavant. C’est totalement gratuit (pas d’argumentation) et faux, voir à  ce sujet nos articles sur l’inquisition ou les guerres de religion, et la peine de mort. Dans tous les cas, même si ces attaques étaient vraies, ça ne change rien au problème ; ce qu’a fait l’église avant, n’a rien avoir avec le fait que ce qu’elle défend maintenant soit vrai ou faux. Ce poste est un exemple typique de haine de l’église, plein de préjugés non prouvés, et qui appelle les autres lecteurs à prendre position contre la position de l’église, simplement par haine. Vraiment pas raisonnable, mais hélas très commun

Conclusion

Il est donc évident que les pro–avortements n’ont aucun argument scientifique. Ils n’ont pas non plus d’argument moral ou philosophique, car être humain n’est ps un concept à géométrie variable selon les pays, qui fixent le délai d’avortement à des semaines variables de 10 à 24, voire au terme dans certains pays pour l’eugénisme médical.

La réponse à la question B est non.

Il est clair qu’il s’agit d’un choix de société, philosophique, pro mort : la vie est sacrifiable sur l’autel du bien-être du parent. La science sert de caution à tout cela pour les benêts qui croient au « progrès » comme à une baguette magique qui permet de ne pas se confronter à sa conscience. « J’ai tué mon enfant mais la science m’a dit que ce n’est pas un enfant, tout va bien ».

Ce qui est terrible c’est que si on pousse cette logique au bout, alors l’euthanasie à tout âge est logique, car pour son bien (vieux) ou en pensant à sa place (enfant), on peut dire que la mort d’un être est préférable à sa vie.

Puis, une fois ce nouveau palier franchi, nos mondialistes en viendront fatalement à dire que ce n’est plus l’individu qui est maître de sa vie, mais la société, et que donc si la société décide que la vie de quelqu’un est inutile car il est (handicapé, vieux, criminel, mal-pendant, rayez la mention inutile), alors il peut être légalement éliminé !

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