Modernisme sur la confession et le divorce : c’est grave

juillet 16, 2017 by Modernisme No Comments

En février 2013, nous avions trouvé par hasard sur le site internet « Croire », lié au groupe La Croix (donc représentatif du « catholicisme de gauche » officiel de nos évêques), une réponse surréaliste d’un prêtre sur la confession et la communion des divorcés

Voici quelques extraits choisis de la réponse du prêtre, et nos commentaires.

La questions posée est :

Mariée à un divorcé, cette internaute s’interroge sur l’interdiction de recevoir le sacrement de réconciliation à laquelle elle est soumise. Le père Guy de Lachaux lui répond.

Catherine écrit : « Le Christ tient une grande place dans ma vie. Avec les années, plus je fréquente la Parole de Dieu, plus je prie et plus j’éprouve le besoin de vivre le sacrement du pardon. Le prêtre de ma paroisse dit que je n’y ai pas droit alors qu’il me laisse communier en conscience… »

Pour faire un peu dans le clickbait : les réponses de ce prêtre catholique vont vous étonner ! et surtout montrer qu’il a perdu la foi, comme de nombreux pasteurs de la nouvelle religion de Vatican 2.

Les réponses du prêtre

Je vous invite d’abord à porter une grande attention aux choses très positives de votre histoire. …

Ce prêtre passe son temps à déconstruire le travail de son confrère. Pourtant celui-ci, bien que refusant la confession à cette femme mariée à un divorcé, la laisse communier « en conscience ». C’est bizarre : si en effet elle vit en chasteté avec son nouveau mari, condition sine qua non pour être en état de grâce, elle a droit à la confession. Si il refuse de la confesser, c’est qu’il sait que dans 99.99% des cas, les personnes qui vivent avec un divorcé, ne sont pas chastes. Il y a une notion de scandale, à vivre avec une personne divorcée. Si le scandale est connu dans la paroisse, et public, le refus de la communion est légitime. Donc déjà, le prêtre de la paroisse est très (ou trop ?) tolérant. Et bien ce père de Lachaux réussit à être encore plus libertaire. Il pousse la pauvre dame à évacuer le peu de remords qui lui reste, en mettant en avant les succès de sa vie. Comme si respecter la moitié des commandements de Dieu, ou regretter tous ses péchés mortels sauf un, était suffisant pour gagner le paradis. C’est proprement démoniaque comme conseil.

 

Et pourtant elle [cette question] existe : « Ai-je droit au pardon de Dieu ? » Je répondrai sans détour : « Oui ! »

Le prêtre détaille ensuite les raisons de sa position. Il prétend que la confession individuelle n’a pas existé avant le 8e siècle. « Est-ce que, pour autant, les chrétiens des 8 premiers siècles n’ont pas reçu le pardon de Dieu ? Si, naturellement ! » Ah la belle affaire. Parce que (et encore son opinion est très sûrement fausse sur cette date de début, mais peu importe) les premiers chrétiens auraient utilisé des méthodes différentes de pardon des péchés pendant les premiers siècles, ceux-ci seraient encore permis !! Ça c’est très fort ! Lorsque la tradition de l’Église, tous les papes, condamnent les erreurs modernistes de prêtres comme cet indigne père de Lachaux, comme par hasard, là, il ne faut pas écouter ce que dit la tradition de l’Église. Il faut interdire la messe tridentine, la communion sur la langue, etc.. mais lorsqu’il trouve une façon de faire datant des premiers siècles, qui a ensuite été abolie et remplacée par des conciles, là, on peut la garder. AH AH AH AH quelle mauvaise foi! Ensuite, par un amalgame génial, il rappelle que le prêtre dit « Que le Dieu tout puissant.. vous pardonne vos péchés » pendant la messe. Confondre la bénédiction donnée par le prêtre pendant la messe, avec l’absolution, est de la pure mauvaise foi. Car la confession des péchés se doit d’être faite individuellement. Quand bien même on considérerait que le prêtre, pendant la messe, donne une absolution collective (ce qui est FAUX et par ailleurs, bien que permise par Vatican 2, l’absolution collective n’est pas catholique), cela ne changerait rien aux conditions : pour être pardonné, il faut la ferme volonté de ne pas recommencer : ce qui est bien évidemment impossible lorsqu’on continue, par ses actes, à prouver le contraire : on ne peut pas prétendre vouloir retrouver l’amour de Dieu, et continuer de vivre dans le même lit qu’un divorcé.

Il y a là une distance dans l’appréciation de la situation qui fonde le malentendu.

Ce prêtre dit ensuite que si l’Église ne peut pas lui pardonner ses péchés « par le sacrement de Pénitence » (sous-entendu, vous pouvez le faire par un autre moyen dont je vous ai parlé plus haut, celui de l’auto-absolution… concept protestant !), c’est parce qu’il y a un « malentendu ». Ah ah ! L’Église pense via votre curé qu’elle ne peut pas vous donner l’absolution, et vous pensez le contraire, c’est un « malentendu ». La notion de vérité est évacuée par ce prêtre renégat : il la remplace par des sentiments, des appréciations pour savoir si on se comprend ou pas !

Jésus a dit à la femme surprise en adultère : « Personne ne t’a condamnée. Moi non plus »

Ce prêtre cite une parole de l’Évangile en la déformant complètement, avec le sous-entendu que Jésus ne condamne pas l’état d’adultère, au sens qu’il n’en fait pas systématiquement un péché ! Or lorsque Jésus prononce ces mots, il vient de faire sortir tous les hommes qui accusaient cette femme et l’avaient prise sur le fait, en leur disant que celui qui n’avait jamais commis ce genre de péché, lui lance la première pierre. A l’époque, l’adultère pouvait en effet se finir en lapidation, ou en pénitence très sévère. Ce que Jésus veut dire, c’est que face au péché, il faut être miséricordieux et que la punition n’est pas nécessaire. Le mot « condamner » est au sens d’un tribunal, c’est à dire qu’il ne la condamne à aucune peine. Mais en aucun cas cela ne veut dire qu’elle peut ne pas se repentir, et continuer à rester dans son état de péché !! Ce prêtre est donc un imposteur lorsque il légitime l’adultère en se basant sur des paroles de Notre Seigneur.

accueillez la joie du pardon que vous pouvez déjà recevoir et qui vous est déjà signifié par l’Église au début de chaque messe.

Tout est dit : ce prêtre a complètement perverti l’enseignement Catholique. On dirait la maxime de Luther : « Crois fermement et pêche plus fortement » : le prêtre dit à notre pauvre dame prise de remords, de continuer tranquillou billou ses péchés, de se sentir pardonnée lorsque le prêtre donne la bénédiction pendant la messe, et de ne rien changer. C’est proprement incroyable, et éclaire peut-être nos « tradis mous » qui pensent qu’on peut se jeter à bras ouverts dans la solution canonique proposée par pape François.

Quelle tristesse. Quelle passion de l’Église ! Comment ces horreurs peuvent elles arriver. Ces prêtres font un immense gâchis sur les âmes dont ils ont la garde. Lorsqu’une personne doute, il faut lui indiquer la vérité, et non la conforter dans ses péchés. Même si cette vérité parait dure, mystère divin, elle aide la personne à parvenir à son salut. Prétendre connaître mieux que Dieu comment les humains peuvent se sauver, c’est ce que fait ce prêtre, en inventant des chemins de salut qui n’existent pas.

Bien sur, des milliers de chrétiens qui sont dans ces situations souffrent. Mais si le message de l’Église n’avait pas été brouillé par ces prêtres indignes, on éviterait à des milliers de personnes chaque année de tomber dans ces situations : c’est parce que ce genre de prêtres racontent n’importe quoi, que des femmes et hommes catholiques se remettent en couple avec des divorcés (ou en étant eux-mêmes divorcés). Ils voient cette situation fréquemment, ils voient comment elle est traitée comme « pas grave, il faut accueillir bla bla bla » dans leur paroisse, et du coup ils se font avoir aussi. Résultat, forcément, il est beaucoup plus difficile de se libérer de cette situation après 10 ou 20 ans, quand on a une maison, des enfants, un mariage civil, etc… que dès le début !

Bien sur, tout cet article ne veut pas dire que le sujet est facile. La situation de divorce est une vraie souffrance, surtout dans les cas, fréquents, où il a lieu dans un couple « mixte » (catholique avec non catholique ou au minimum, non pratiquant), par la faute du non croyant. Mais ce n’est pas en disant à un malade qu’il est guéri, qu’on le guérit ! Il faut l’accompagner vers une des solutions proposées par l’Église : la vie en chasteté (très dure dans la pratique si on partage sa vie avec son amour! mais si ce conjoint est d’accord, cela peut être moins pire qu’un célibat forcé, à voir) OU le célibat (ou l’abandon du conjoint divorcé, pour en trouver un non-divorcé : là c’est moins difficile : à condition de pouvoir s’éloigner géographiquement pour éteindre la flamme de l’amour). Et, exceptionnellement, la déclaration de nullité de mariage – et non « annulation », terme qui n’a aucun sens : on peut déclarer qu’un mariage n’a jamais été valide, mais on ne peut pas l’annuler !

Vu comment de nombreux mariages sont très mal préparés par ces curés modernistes, il est possible que Dieu, dans sa très grande bonté, en considère certains comme nuls. Quelque part, la « croyance au divorce » est, comble de la bonté divine, auto réalisatrice : si l’un des conjoints souhaite garder la possibilité de se remarier, alors qu’il contracte un premier mariage religieux, il est possible que ce mariage s’avérera nul : et que donc, lorsqu’il mettra à exécution son plan via un divorce, la nullité sera constatée. Mais cela ne change rien au fait que à moins que la nullité ne soit reconnue par l’Église, le conjoint lésé se doit de rester chaste : lui dire le contraire et lui assurer que Dieu lui pardonne, c’est criminel !

De plus, ce cas s’applique pour un conjoint lésé, mais en aucun cas pour un catholique célibataire qui tombe amoureux d’un divorcé, ce qui est le cas de cette femme !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *