reflexions-sur-leducation-des-jeunes-de-banlieue

décembre 27, 2005 by Politique No Comments
 
Il y a deux réflexions intéressantes dans votre discussion:
1) Certains parents sont trop laxistes.
2) Certains autres disent en réaction qu’il faut savoir être sévère.
 
Or, quel est la répartition actuelle? Sans doute 90% dans la catégorie 1), et 10% dans la 2). Il suffit de visiter ses voisins pour s’en rendre compte.
Pour avoir moi aussi vécu en banlieue, je pencherai pour une explication très simple: les parents « abandonnent » leurs enfants à la rue.
Si les jeunes des ZUP ont des mauvais résultats, ce n’est pas qu’ils soient plus cons que les fils de bourgeois, ou que leurs profs soient plus mauvais. Non, c’est que beaucoup de parents renoncent à être fermes, et dès que l’enfant atteint 12-13 ans, c’est trop tard pour le corriger, il traine dans la rue avec ses potes, voit se banaliser les incivilités et les petites dégradations et larcins, trouve normal de traiter les filles comme inférieures… car alors l’influence des ados plus agés devient bien plus importante que celle des parents.
 
Il ne s’agit donc pas d’être violent. Ni spécialement de passer du temps, car dans les cités peu de femmes travaillent et le chomage atteint chez les immigrés 35% …ils ont donc le temps.. simplement, ils sont dans un cercle vicieux, avec l’Etat et les assistantes sociales qui disent d’etre laxiste (sinon au moindre signe de sévérité l’enfant roi se plaint..), et d’un autre coté la réalité qui leur dit d’etre plus sévère. Mais le combat est perdu d’avance, tant l’influence du lieu de vie est grande: cités en mauvais état, grands frères ados donnant des mauvais conseils, révolte contre le chomage, etc….
 
Pour permettre aux parents d’éduquer plus facilement, il faut:
1) Arreter de former des fonctionnaires (assistantes sociales, profs, etc) remplis de l’idéologie d’extrême gauche libertaire, et revenir à une bonne moyenne entre punition et explication.
2) Raser toutes les ZUS (oui je sais, c’est violent) et reconstruire seulement des pavillons et des petits immeubles de 4-5 étages. Le budget ne serait que de quelques milliards d’euros, ce qui n’est pas tant comparés aux budgets cumulés de la politique de la ville, des emplois aidés, etc….
 
C’est pourtant le simple bon sens, mais aucun politique n’a les couilles de le faire.

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