Quand NVB veut embêter les écoles privées hors contrat

juin 9, 2016 by Politique No Comments

Najat Vallaud-Belkacem, notre très amie des franc-maçons ministrette de l’éducation dite nationale, s’est mis en tête de réaliser avant 2017 un nouvel objectif de ses amis : mettre hors d’état de nuire les écoles résistant au système. Elle a accordé un entretien au monde, on peut donc considérer qu’il s’agit de son message officiel, un entretien qui pour une fois pose de bonnes questions.

 

Nous nous sommes permis de le reprendre in extenso, mais uniquement à des fins de citation et de commentaire : nous allons décortiquer son double discours, les mondialistes ayant redéfini le sens des mots. Notre commentaire est en rouge

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La ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, annonce, jeudi 9 juin, un contrôle renforcé des écoles privées hors contrat – un millier d’établissements, dont 300 confessionnels – ainsi que de l’instruction à domicile qui concerne 25 000 jeunes. Elle s’explique sur ces mesures dans un entretien au Monde. Elle indique qu’« un contrôle plus clair et mieux organisé constitue une garantie pour les familles et les établissements concernés contre l’arbitraire ».

Pourquoi s’emparer de ce sujet maintenant ? Ne prenez-vous pas le risque de raviver une guerre scolaire public-privé ?

Il n’y a aucune raison de réveiller des querelles anciennes nous avons gagné cette guerre de façon sournoise au final : nous avons renoncé à interdire les écoles privées, mais le contrat avec l’état est devenu si orienté, et les programmes reflètent tellement bien les valeurs FM, que nous n’avons même plus besoin de faire la guerre aux écoles catholiques sous contrat : elles se jettent d’elles-mêmes dans mes réformes, ont un pape ami des mes amis FM, donc, effectivement, pas besoin de querelle : la protection du droit à l’éducation des enfants n’est en rien contraire à la liberté de l’enseignement sauf que je joue sur les mots, puisque je ne vais pas garantir le droit à l’éducation, mais le droit à ce que l’état pense que l’éducation doit être : nuance. Depuis plusieurs années, les signalements – d’élus, d’inspecteurs, d’établissements, d’associations – se multiplient. Prouve le avec des chiffres et surtout compare ces signalements avec ceux venant d’école de l’éducation « nationale » : combien de fichés S passés par l’éducation nationale, combien par des écoles confessionnelles ? et après, on en reparle.. Et les travaux que j’ai engagés depuis plus d’un an ont révélé une hausse des effectifs dans l’enseignement privé hors contrat comme à domicile. Autrement dit, ça fait un an que je cherche comment les embêter, et j’ai enfin trouvé un angle d’attaque

L’Etat ne peut être ni aveugle ni naïf : on voit parfois se développer des enseignements trop lacunaires, ne garantissant aucunement un socle minimal de connaissances aux enfants, voire attentatoires aux valeurs républicaines on comprend bien par cette phrase que la débilité et l’illetrisme sont, dans l’esprit de notre ministrette, moins graves que l’attentat aux sacro saintes valeurs franc-maçonnes.  Mieux vaut un débile immorale qu’un intelligent pour l’ordre moral. C’est clair. Et on sait tous que « valeurs républicaines » veut dire valeurs franc-maçonne, la république française partageant sa devise avec la FM. Un peu partout, on réclame plus de responsabilité de la part de l’Etat sur ces sujets. Enfin, « on », c’est surtout les FM, parce que je n’ai vu personne autour de moi me dire qu’à cause des masses innombrables de terroristes et de débiles issus des écoles hors contrats, la France était en danger… Et c’est justement ce que l’on s’apprête à faire.

La scolarisation hors des sentiers battus est à la hausse. Défiance à l’égard du système, symptôme d’un échec de notre école. Comment analysez-vous cette progression ?

 Je ne veux pas m’ériger en juge des choix des parents, que je respecte. Les familles sont de plus en plus nombreuses à aspirer à une plus grande autonomie, une plus grande diversité pédagogique. Et cette tendance-là est mondiale : au Canada, le nombre d’enfants scolarisés à la maison a été multiplié par trois depuis 2012, pour atteindre 60 000 ; aux Etats-Unis, il est passé en une décennie de 850 000 à 1,8 million.
Je respecte ce choix, mais à condition qu’il n’empêche pas tout enfant de devenir un bon sectateur de la philosophie franc-mac : il y a quand même des limites à la liberté. Et puis bon, il y a des écoles juives dans le lot, donc j’aurais du mal à justifier d’interdire les écoles hors contrat sauf pour une religion. Comme je suis bien embêtée, j’ai donc trouvé cet angle d’attaque innovant

Cela se double parfois, en France comme ailleurs, d’un repli identitaire. Quand on constate un accroissement de 30 % des enfants instruits à domicile, comme c’est le cas chez nous ces quatre dernières années, l’Etat a le devoir de s’en saisir. Je fais comme d’habitude via ce mot « identitaire » l’amalgame entre des pro terroristes qui considèrent la femme comme une moitié d’homme, et puis des catholiques tout à fait respectueux des lois : cet amalgame est devenu un nouvel « élément de langage » prôné par les FM

Vous évoquiez, en avril, un « contexte de radicalisation ». Y-a-t-il, concrètement, des motivations idéologiques ou communautaristes dans les structures ou chez les familles inspectées ? Que sait-on, d’ailleurs, de leurs motivations ?

Ma politique n’est pas guidée par la seule lutte contre la radicalisation, mais par la nécessité de garantir le droit à l’éducation de tous les enfants. Je ne réponds pas directement à la question car je ne veux pas qu’on m’accuse de taper sur les cathos, mais derrière le terme vague de « droit à l’éducation », je mets pêle-mêle tout ce qui ne plaira pas à la censure arbitraire des FM; autrement dit, non, mon but n’est pas seulement de lutter contre l’islamisme (« radicalisation ») mais aussi contre les cathos tradis, et les méthodes pédagogiques un peu trop réactionnaires à mon gout, qui enseigneraient l’histoire chronologique, la lecture syllabique, le refus du gender, etc..: Reste que, jusqu’à présent, ces deux pans de l’instruction étaient quasiment des angles morts du système éducatif.

Faire toute la transparence, c’est aussi combattre les fantasmes et les raccourcis trompeurs. J’ai renforcé les contrôles et diligenté en ce sens – et nous continuerons à le faire – des inspections renforcées et inopinées d’établissements qui suscitaient des inquiétudes. Elles ont permis d’identifier non pas des situations de radicalisation mais de vraies failles pédagogiques. Au moins cinq de ces écoles vont faire l’objet d’un signalement à la justice en vue d’une fermeture. Je justifie donc les contrôles inopinés par des « failles pédagogiques » que je n’explique pas, et qui (sinon cela ferait la une des journaux), ne concernent pas les écoles cathos tradis, ni musulmanes. Autrement dit, les rares moutons noirs parmi cette liste de 1000 écoles [et il y a en forcément], vont me servir à taper sur les autres catégories. 

Ces situations, minoritaires, justifient-elles de modifier le droit et d’accroître le contrôle de l’Etat sur ces structures, ces familles ?

Pensez-vous normal, dans le contexte actuel, qu’une école soit ouverte du simple fait d’une déclaration, autrement dit plus facilement qu’un café ou un restaurant ? Vu que je viens de justifier cette répression accrue contre toutes les écoles hors contrat, par l’exception de 5 ou 10 moutons noirs, la journaliste me pose une question intelligente. En bonne amie des FM, je réponds à une question par une autre question, en faisant un amalgame. Je change donc un système qui marche, au nom d’une analogie avec une profession qui n’a rien à voir : un parent est seul souverain de l’éducation qu’il compte donner à ses enfants : le contrôle et la punition sur le mauvais usage de cette liberté devant rester l’exception à posteriori : moi je veux passer sur un à priori: j’aime bien mon analogie foireuse, car si un parent a la liberté d’éducation de ses enfants, un restaurateur n’a pas la liberté sur le ventre de ses clients, et on ne peut pas comparer une famille et une prestation commerciale : mais ça je m’en tape, mon analogie bancale va convaincre 95% des gens. Passer à un régime d’autorisation préalable est une démarche pragmatique réclamée à gauche comme à droite, et récemment encore par l’Association des maires de France. Vous pensez bien que j’ai fait travailler les relais FM dans toutes les villes pour instiller ce besoin : nous appliquons toujours notre méthode problème – solution

Cette évolution s’inscrit dans une démarche plus large. Nous n’allons pas les embêter uniquement pour ouvrir les écoles, mais aussi pour le fonctionnement. Nous nous sommes dotés de nouveaux outils – circulaire, mission élargie d’inspections générales, guide opérationnel – et les visites d’inspecteur se font plus fréquentes : de trois cents à quatre cents par an dans le hors-contrat, outre une cinquantaine d’inspections inopinées. Une par an dans les familles.

Nombre de familles dénoncent des contrôles arbitraires. Reconnaissez-vous des failles dans ces inspections ?

Un contrôle plus clair et mieux organisé constitue une garantie pour les familles et les établissements concernés contre l’arbitraire. On peine à voir comment plus de contrôle avec plus de pouvoirs, va par magie réduire l’arbitraire. A moins que la vraie explication soit : avec l’obligation de respecter les enseignements de l’ed nat par cycle, on va disposer d’un outil pour mesurer l’écart entre le socle officiel et celui de l’école ou la famille : ce qui respecteront ce socle ne seront pas embêtés, mais les autres oui .. alors là oui, on comprend en quoi ce « mieux organisé » protège de l’arbitraire.. ceux qui feront chez eux la même chose que l’ednat. On ne comprend plus trop du coup pourquoi ils auront choisi de s’embêter à payer une école privée ou à faire ça à la maison, mais bon… Des manquements existent bien, y compris du côté de l’éducation nationale.

Aujourd’hui, un tiers des élèves instruits à domicile ne sont pas inspectés. Nous allons mobiliser des moyens humains, en faisant appel à des enseignants volontaires en appui des inspecteurs. Les modalités et le lieu des contrôles vont être clarifiés pour éviter les contentieux avec les parents et permettre une vérification sereine de la progressivité des apprentissages, y compris en introduisant des exercices à l’écrit ou à l’oral en référence au « socle commun » de connaissances et de compétences.

Ahah on y vient, ce « y compris » indique donc qu’on va bien vérifier si l’enseignement s’écarte du dogme FM et on punira les récalcitrants. Le gouvernement est en effet bien embêté par ces écoles confessionnelles et familles qui ont des super résultats au bac et réussissent bien mieux que le public: grâce à ces contrôles intermédiaires, il va pouvoir introduire de la subjectivité avec des tests sur des matières clivantes (« valeurs républicaines », « éducation sexuelle », etc) qui permettront de taper sur ces ennemis. Le site NOM ajoute ici une note personnelle : ce que vous ne savez pas, c’est que nos enfants sont intelligents. Ils répéteront donc le dogme républicain devant vos examinateurs, passeront pour de bons enfants au cerveau lavé, et ensuite continueront à avoir la foi catholique et mépriser le « désordre immoral » qui vous est cher (bah oui, chers FM, vous n’aimez pas l’ordre moral, donc vous êtes pour le désordre immoral)

Il ne faut pas y voir une obligation de résultat, simplement un outil de dialogue pédagogique avec la famille. Blabla bla pour rassurer les gens épris de liberté, qui veut surtout dire, que vous pourrez être punis même en ayant de bons résultats, et vice versa, selon votre respect des dogmes FM.

On se souvient, en 2014, de la campagne de désinformation – parfois de calomnie – lancée dans les milieux traditionalistes, catholiques comme musulmans, contre l’enseignement d’une prétendue « théorie du genre »… Les appels au « retrait de l’école » ont-ils été suivis d’effets ?

On peut sans doute trouver la trace de ces campagnes calomnieuses, mais leur impact est marginal. L’instruction à domicile n’est pas concentrée dans les seuls quartiers populaires et ne concerne pas, comme certains ont voulu le laisser croire, les filles plus que les garçons. Evitons d’alimenter les caricatures. Bizarrement, NVB n’a pas bien lu la question, et répond comme si la journaliste n’avait mentionné que les musulmans : car la distinction fille/garçon et le cliché du populaire sont attachés aux musulmans. Elle a raison en disant que l’impact de cette campagne a été marginal : chez NOM, chez les cathos tradis, notre but n’est pas de vivre en vase clos, et nous n’enseignons pas la théorie du gender dans nos écoles : aussi, nous nous sommes sentis peu concernés. Pour les musulmans, cela les a par contre surement un peu + poussé au repli : voilà aussi pourquoi NVB a renforcé la place de la langue arabe : elle pense « remettre dans le système » ces élèves en les appatant par ces cours de langue. Piètre calcul, quand on sait que les enseignants fournis par l’étranger, vont enseigner l’inégalité homme/femme et autres bêtises.. mais bon, concilier l’amitié des FM et le combat contre l’islamisme est mission impossible.

Beaucoup de familles, et même la majorité des écoles hors contrat, se démarquent de toute référence confessionnelle, pour revendiquer leur droit à la liberté d’instruction qu’elles estiment en danger. Que leur répondez-vous ?

Qu’un contrôle plus sécurisant et plus clair est de fait le meilleur allié de la liberté d’enseignement. Comme vu plus haut, si votre enfant répond juste aux questions clivantes, on vous laissera tranquilles.

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Voilà, résumé par NOM, la situation actuelle de la lutte de la franc-maçonnerie contre l’éducation catholique, et plus globalement tout ce qui peut gêner ses plans (car de nos jours, nous ne sommes qu’une composante minoritaire des résistants au système, il ne faut donc pas nous voir en nombril du monde).

Ca fait plaisir de lire ces interviews, la novlangue est tellement banale qu’on peut la traduire rien qu’en la lisant, et c’est ce que nous avons essayé de faire.

 

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